Le jeu rend-il accro, addict, comme le ferait une autre drogue ? C'est le thème de notre débat de rentrée. Un sujet d'actualité, puisqu'un projet de loi prévoit l'autorisation des jeux d'argent et de hasard sur internet. Le débat sera animé par Florence Arnold Richez et Florence Sebaoun. Inscrivez-vous nombreux... « Le jeu » ( qui n’est pas pathologique celui-là), en vaut la chandelle !
C’EST :
MARDI 3 NOVEMBRE DE 12H 30 à 14H30,
A :
l’Académie Nationale de médecine
16 rue Bonaparte
75006 Paris
salle N°3, deuxième étage
Merci beaucoup à Nicole Priollaud qui nous accueillera
Comme toujours dans ce cas, cette séance n’est pas destinée à donner lieu à un compte-rendu mais à susciter outre des débats et échanges d’informations, des idées de sujets.
En bref : Joueurs « en live » pris aux pièges du hasard et de l’argent, joueurs dans le virtuel, qui ne peuvent plus « décrocher » de la toile, fondus des achats en ligne, les joueurs pathologiques sont les sujets d’une épidémiologie désormais fournie : plus de 200 enquêtes de prévalence ont pu être recensées dans la littérature internationale, menées principalement en Amérique du Nord, Australie, Nouvelle-Zélande, Grande-Bretagne. Les prévalences relevées dans les pays européens, essentiellement au nord de l’Europe, se situent entre 1 et 2 %, niveaux comparables à ceux observés au Canada et en Nouvelle-Zélande.
En France, on peut estimer que le phénomène concerne de 400 000 à 800 000 personnes.
Le jeu pathologique a sa clinique et ses thérapies, ses groupes d’auto-support ( « Joueurs anonymes »…), et ses (quelques) spécialistes (Jean Adès, Michel Lejoyeux, Jean-Luc Venisse, Serge Tisseron, Marc Valleur…).
S'il existe des points communs entre cette addiction sans drogue et les dépendances aux produits, cela suffit-il à la qualifier et à la traiter, sur le plan de la santé publique, sociétal, médical, économique … comme telle ?
Peut-on figer des jeunes « accros » au net, aux chats, jeux en ligne dans un diagnostic d’« addicts », au risque de se servir de ce concept et de ce diagnostic pour « normaliser » toutes les conduites dites d’excès, parfois passagères…
Pour en débattre :
- Le Dr Marc Valleur, psychiatre, chef du service de soin aux toxicomanes de l’hôpital Marmottan, est auteur de nombreux ouvrages dont : « Le jeu pathologique » ( avec C.Bucher) Armand Colin, et « Que Sais-je ? » « Les addictions » (avec JC Mathysiak), A.Colin, « Les drogues » ( Avec D. Richard) A.Colin, « Les nouvelles formes d’addiction » (avec JC Mathysiak), Flammarion, « Sexe, passion et jeux vidéo » (avec JC Mathysiak), Flammarion, « Les pathologies de l’excès », (avec JC Mathysiak), Lattès….Il a été l’un des tout premiers à s’intéresser en France au problème du jeu pathologique et à ouvrir une consultation spécialement dédiée aux joueurs.
Courriel :
documentation.cmm@wanadoo.fr

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Le Dr Serge Tisseron, Psychiatre, psychanalyste, directeur de recherche au LASI (Laboratoire des atteintes somatiques et identitaires, Psychologie Clinique, Paris X-Nanterre) a ouvert à Paris, à la Maison de Solenn, une consultation pour les adolescents « joueurs «excessifs » Dessinateur, scénariste, écrivain (Il a publié une trentaine d'ouvrages personnels et participé à une cinquantaine d’ouvrages collectifs), il s’est fait connaître entre autres par « Tintin chez le psychanalyste », « Tintin et les secrets de famille » (Aubier), « Tintin et le secret d'Hergé », Presses de la Cité, …
Chercheur et expérimentateur des nouveaux média, ses trois thèmes essentiels de travail sont les secrets de famille, les relations que nous établissons avec les images (surtout les adolescents et jeunes adultes) et nos rapports aux nouvelles technologies
Il a publié récemment chez Albin Michel « Qui a peur des jeux vidéo ? » (avec Isabelle Gravillon) et « Virtuel mon amour, Penser, aimer, souffrir, à l’ère des nouvelles technologies » (Albin Michel). Il défend l’idée que la fréquentation, même assidue, de la toile, présente des qualités qui permettent aux jeunes d'en tirer parti pour leur mieux-être. Jusqu’à un certain point, qu’il vaut mieux ne pas atteindre : celui de l’usage excessif, voire, - mais c’est, selon lui, une rareté - de l’addiction. Autres publications : « Histoire de la psychiatrie en bandes dessinées » (sa thèse de psychiatrie), Éditions Savelli (BD) , « Psychanalyse de la bande dessinée », Champs-Flammarion, « Y a-t-il un pilote dans l'image ? », Aubier, « Enfants sous influence. Les écrans rendent-ils les jeunes violents ?,» Armand Colin, « Les Bienfaits des images », Odile Jacob, « La télé en famille, oui ! », Bayard, 2004….
Courriel :
serge.tisseron@voila.frREPONDEZ-NOUS LE PLUS VITE POSSIBLE (
m-f.padioleau@noos.fr) ET BLOQUEZ LA DATE SUR VOS AGENDAS.